Mok’a
Identité visuelle pour une galerie d'art numérique contemporain à Bruxelles
Conception de l'identité visuelle de Mok’a, galerie fictive dédiée à l'art numérique bruxellois, du positionnement stratégique jusqu'à la grammaire graphique complète.
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Contexte
Mok’a se positionne comme une galerie d'art contemporain entièrement tournée vers le numérique : art vidéo, art informatique, bio art, art génératif, installations interactives. Son ambition est double : devenir un espace d'expérimentation où les artistes locaux émergents peuvent exposer librement, et un lieu accessible où un public curieux vient se confronter à des œuvres qui bousculent ses repères. L'enjeu du projet était de donner à ce positionnement une identité visuelle aussi expérimentale que les œuvres qu'elle accueille.
Challenge
L'identité devait tenir deux exigences qui tirent facilement en sens opposé. D'un côté, une vraie radicalité graphique, à la hauteur d'une galerie qui défend l'art numérique et l'expérimentation. De l'autre, une accessibilité réelle pour un public large, capable de parler aussi bien à des artistes émergents qu'à des curieux qui découvrent l'art numérique pour la première fois. Trop sage, l'identité aurait trahi l'esprit de la galerie. Trop radicale, elle aurait risqué de perdre en lisibilité et en clarté ce qu'elle gagnait en caractère. La difficulté tenait aussi dans le support : l'identité devait circuler aussi bien sur papier que sur écran, y compris sur des écrans animés, en gardant une continuité d'expérience entre les formats.
Solution
Le point de départ s'appuie sur l'univers de l'art numérique contemporain dans son ensemble, avec ses jeux de perception, ses formes immersives et ses expérimentations visuelles. De cette influence découle un principe de contraste central dans toute l'identité, entre des formes organiques et mouvantes et une typographie géométrique et droite. Les formes évoquent la lumière, le flottement, le mouvement. La typographie, plus rigide, introduit une idée de fragmentation, comme un signal numérique qui se brouille. Le logotype porte ce principe à son maximum. Les lettres de Mok’a sont déformées, comme liquéfiées ou fragmentées, un effet proche du glitch qui rappelle immédiatement l'univers numérique de la galerie. Une baseline entre crochets, « [ DIGITAL ART GALLERY ] », vient rappeler la syntaxe du code, un clin d'œil discret à l'art informatique que la galerie défend. La palette de couleurs joue elle aussi sur le contraste : un bleu nuit profond, un violet lumineux, un vert acide et un blanc cassé, pensés pour fonctionner en positif comme en négatif. Chaque teinte trouve un équivalent en print via des papiers colorés dédiés, garantissant une continuité entre les déclinaisons numériques et physiques de l'identité. Côté typographies, Neue Kaine porte les titres, sous-titres et baselines avec une élégance contemporaine, tandis qu'Office Code Pro, une police monospace directement empruntée à l'univers de la programmation, prend en charge les textes courants. Ce choix ancre l'identité dans la culture du code sans jamais sacrifier la lisibilité. L'ensemble se déploie sur une grille organisée et minimaliste. Le système a été pensé pour rester vivant d'une exposition à l'autre, avec la possibilité d'intégrer des transitions fluides, des déformations et des variations animées sur les supports numériques.
Résultat
Une identité qui assume pleinement l'expérimentation numérique plutôt que de la lisser, et qui se distingue nettement de la sobriété institutionnelle de ses concurrents bruxellois. Le système développé pour Mok’a (logo, couleurs, typographies et grille) offre à la galerie un langage visuel cohérent entre print et digital, capable d'accompagner chaque nouvelle exposition sans jamais perdre son caractère singulier.
Projet fictif, réalisé dans un cadre pédagogique